Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent (1/2)

Chronique du webmaster - Les 7 habitudes
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Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent
(Première partie)

Les 7 habitudesPhrase-résumée du livre :
“Nous vivons dans un monde en plein changement. Celui-ci évolue chaque jour et chaque jour de nouvelles personnes réussissent. Quelles sont les habitudes qui participent à atteindre le succès, Stephen nous embarque dans un ouvrage très bien composé.

Ce livre m’a beaucoup fait réfléchir il y a quelques années, et c’est un régal de le relire en ce moment pour la Chronique du Webmaster Freelance. Car, même si celui-ci n’est pas dans le domaine technique, c’est une source d’inspiration pour mener à bien ses projets, développer des relations personnelles et professionnelles de qualité, mais avant tout de travailler sur soi et ses valeurs.

Un livre que je recommande chaudement.”

Kelvin

Livre de Stephen R. COVEY, 444 pages, publié en 2005.

Le résumé du livre

Diplômé de Harvard et cofondateur de FranklinCovey, Stephen R. Covey a été consultant auprès de multinationales et d’hommes influents. Autorité mondiale du management et du développement personnel, il est également l’auteur de L’étoffe des leaders et de Priorité aux priorités, parus aux Éditions J’ai lu.

 

Paradigmes et principes

De l’intérieur vers l’extérieur

Ethique du caractère et éthique de la personnalité

Stephen est consultant en entreprise dans le domaine du management et du développement personnel. Il décida dans le cadre de son activité de lire tous les livres dans le domaine du succès écrits aux Etats Unis depuis les années 1776. Il se rendit compte que la définition et les outils pour atteindre le succès ont complètement changé à peu près à la suite la Première Guerre Mondiale.

L’auteur souligne le mot éthique pour souligner le comportement à adopter pour atteindre le succès et nous présente 2 éthiques :

  • L’éthique du caractère
  • L’éthique de la personnalité

La première, celle du caractère enseignait qu’il existe des principes de base et que le succès ne pouvait être atteint qu’en les respectant. Nous y retrouvons : l’intégrité, l’humilité, la fidélité, la sobriété, le courage, la justice, la patience, l’application, la simplicité, la modestie et la croyance.

La seconde, celle de la personnalité enseignait désormais que pour réussir, il était fonction de la personnalité, d’une image publique, d’attitudes et de comportements, de talents et de techniques qui lubrifiaient les processus d’interactions humaines.

Le problème avec celle de la personnalité, ce n’est pas qu’elle est fausse, mais plutôt qu’elle vient compléter la première. Néanmoins, beaucoup de personnes, ne se préoccupent de la seconde, car celle-ci est plus rapide à mettre en place. Mais sans la première, la seconde n’est qu’un pansement posé sur une plaie infectée, elle cache le problème jusqu’à ce qu’il revienne à la surface. Mais c’est plus simple.

L’auteur insiste que nous avons peut-être perdu le besoin de semer (et de faire de réels efforts), car nous aurions pris l’habitude de récolter ce que nous n’avions pas semé par nous-même. Pourtant, dans le domaine de la réussite, nous avons besoin de développer nos qualités et non pas de chercher de nouvelles « techniques » pour optimiser. Il souligne que c’est seulement sur des qualités sincères que la technique pour se greffer.

Pour l’anecdote, j’ai déjà rencontré des personnes spécialistes de ces techniques miracles. Mais en passant un peu de temps à leur côté, je me suis rapidement rendu compte que ce n’était que du vent. Impossible de refaire confiance à ce type de personne. L’auteur reprend une excellente citation de Emerson : « Ce que vous êtes résonne tellement fort à mes oreilles que je n’entends pas ce que vous dites ».

La signification d’un paradigme

Stephen le mot « Paradigme » pour faire référence au domaine de la psychologie où cela signifie « mode de perception ». Il explique que les paradigmes sont comme des cartes géographiques. La carte n’est pas le territoire. La vie représente le territoire, tandis que notre manière de le percevoir est notre carte intérieure.

Nous avons chacun deux cartes, celle qui correspond au monde telle que nous le percevons et celle de la manière dont le monde devrait être pour nous. Ces deux cartes nous accompagnent depuis notre enfance. Mais, comme un voyageur dans une ville étrangère, si celui-ci a la mauvaise carte, il n’arrivera pas à destination facilement et sera frustré. L’éthique de la personnalité ne lui viendra pas en aide, car il manque l’élément majeur, la carte de la ville. Par contre, une fois la bonne carte de la ville entre les mains, celui-ci est en mesure de se rendre à destination et l’éthique de la personnalité pourra l’aider.

Notre Vision du Monde est à l’origine de notre façon de penser et d’agir. Et comme le souligne l’auteur, l’essentiel, est de disposer du bon plan !

Nos cartes sont le résultat de notre parcours de vie, influencées par ce que nous rencontrons (école, famille, religion, environnement professionnel, amis, collègues, paradigmes sociaux – à commencer par l’éthique de la personnalité). Le fait d’en prendre conscience permet d’accepter d’autres manière de voir le monde et de ce fait d’accepter que les autres ont des cartes différentes. Savoir les intégrer à la vôtre permet d’avoir une vision plus panoramique comme l’indique l’auteur.

Au centre du paradigme : les principes

L’auteur souligne que nos cartes ne sont que des représentations, une « réalité subjective », un essai de description d’un territoire. La réalité objective, c’est que le territoire même, se compose de phares qui guident le développement des hommes et de leur bonheur à travers des lois naturelles : les principes.

Les principes ne sont pas des pratiques, dans le sens où ils ne sont pas une façon d’agir, une action. Ceux sont des vérités fondamentales.

Les « principes » sont le territoire, les « valeurs » sont les cartes. Plus nos cartes et nos paradigmes s’alignent sur ces principes, plus ils seront précis et fonctionnels.

Présentation des 7 habitudes

Définition des habitudes

« Les habitudes, disait Horace Mann, sont comme des cordes. Nous en tissons un fil chaque jour et bientôt, elles ne peuvent plus se rompre. »

L’auteur quand à lui indique qu’il est possible de les rompre, mais avec beaucoup d’énergie.

Dans ce sens, l’auteur donne la définition de ce qu’est une habitude, soit : le point de rencontre de la connaissance, du savoir-faire et du désir.

La connaissance répond au « que faire » et au « pourquoi ».
Le savoir-faire représente le « comment faire ».
Quand au désir, il est le moteur : le « vouloir faire ».

Pour que quelque chose dans ma vie devienne une habitude, je dois réunir ces trois éléments.

L’échelle de la maturité

L’auteur indique 3 niveaux de maturité propre à chaque chose :

  • La dépendance
    Les personnes dépendantes ont besoin des autres pour obtenir ce qu’elles veulent.
  • L’indépendance
    Les personnes indépendantes parviennent à leurs fins par leur propres efforts.
  • L’inter-dépendance
    Les personnes inter-dépendantes joignent leurs efforts à ceux des autres pour atteindre leurs plus grand succès.

Néanmoins, comprenant mal le concept d’inter-dépendance, la plupart des gens lui trouvent un arrière-goût de dépendance.

Note : Pour être honnête, cela m’est arrivé. J’ai depuis tout jeune toujours manqué de confiance en moi. Je n’avais d’ailleurs pas cherché à devenir indépendant. Lorsque j’ai atteint ce niveau d’indépendance professionnellement, j’ai à plusieurs reprises senti un certain étouffement dans mes sociétés. Je ne voyais que les contraintes. Avec du recul, je pense que cela provenait de cette amalgame entre dépendance et inter-dépendance.

Définition de l’efficacité

Nous vivons dans une société où certain semble vouloir récolter les fruits (résultats), sans commencer par semer (l’effort). C’est ce que l’auteur présente avec l’histoire du fermier et de la poule au oeuf d’or.

« Un jour, un fermier découvre un oeuf en or dans son poulailler. Pensant que c’est une blague, il tarde à faire diagnostiquer l’oeuf. Mais à sa plus grande surprise, celui-ci est bien en or. Le lendemain, le fermier découvre que sa poule a pondu un deuxième oeuf en or. Le jour suivant, de nouveau. Le fermier devint alors très riche.

Les semaines et les mois passèrent, avec chaque jour un nouvel oeuf en or. Mais voilà que le fermier devînt cupide et souhaita obtenir tous les oeufs que la poule puisse produire dès maintenant. Il tua la poule pour récupérer les oeufs, mais il fût déçu de ne rien trouver à l’intérieur de l’animal… Depuis ce jour, il n’avait désormais ni poule, ni oeuf d’or… »

La morale de cette histoire, c’est qu’il existe un équilibre universel. L’auteur le nomme : « Equilibre P/CP » :

  • P pour Production
    Les oeufs ou les bienfaits que l’on souhaite obtenir
  • CP pour Capacité de Production
    La capacité à obtenir ses bienfaits.

Si nous ne nous préoccupons que de la Production, nous finirons par perdre la Capacité de Production. L’auteur prend l’exemple de sa tondeuse à gazon qu’il n’a jamais entretenu, celle-ci a fini par ne plus fonctionner du tout et à coûté plus cher en réparation que celle-ci lui aurait coûté en l’entretenant régulièrement.

Si nous ne nous préoccupons que de la Capacité de Production, nous en oublions parfois de produire alors que sans Production, nous n’aurons plus les ressources nécessaires pour encaisser les coûts pour le maintien de la Capacité de Production.

Note : Je trouve que c’est un excellent exemple pour le domaine du Freelance. Je me permets de partager un avis personnel qui pourrait peut-être vous aider si vous êtes dans la même situation que moi.
En tant que Webmaster Freelance, j’avais beaucoup de mal à facturer mes clients au départ, et j’ai encore du mal parfois. J’avais l’impression que mes services (Production) n’en valaient pas la chandelle ou que je ne devais pas être « attiré par l’argent », ou… bien d’autres raisons… Je manquais tout simplement de confiance en moi et je travaille cela chaque jour encore.

Mais il existe une vérité profonde à cette situation… Comment je vais faire pour payer mon loyer et ma nourriture, soit vivre en bonne santé (Capacité de production) si je ne génère pas d’argent, donc si je ne facture pas ? Car sans nourriture et logement, je ne serai plus en mesure de vivre.

Donc c’est bien gentil de donner de soi (Production gratuite) et de faire des prestations, mais ne pas faire le nécessaire pour en vivre (Capacité de production) ne me fera qu’avoir des problème et sur le moyen terme, je ne suis plus en mesure de vivre décemment.

Tout au long de ce livre, Stephen, l’auteur par de cet équilibre pour atteindre la réussite. Celui-ci dresse la liste des 7 habitudes à développer pour progresser dans ce cheminement :

  1. Être productif
  2. Savoir dès le départ où vous voulez aller
  3. Donner la priorité aux priorités
  4. Penser gagnant/gagnant
  5. Chercher d’abord à comprendre, ensuite à être compris
  6. Profiter de la synergie
  7. Aiguiser vos facultés

Les 7 habitudes

Nous commençons tout de suite avec…

La victoire intérieure

Habitudes n°1 : Soyez productifs

Dans la vie, nous faisons tous affaire à des situations diverses et variées. Parfois faciles, parfois complexes, celles-ci nous envoient beaucoup de stimuli (référence à l’expérience des Chiens de Pavlov). Mais à la différence des animaux, l’humain a la capacité de pouvoir « penser » entre le stimuli et la réaction. L’homme a donc la liberté de « choisir sa réponse ».

Cela fait de lui un « être responsable », c’est-à-dire capable de réponse face à la vie.

De la, une nouveau terme a vu le jour, celui de la…

Proactivité

En effet, être responsable signifie que l’on ne peut pas se service du déterminisme comme excuse. L’auteur indique qu’il existe trois types de déterminisme connus :

  • Génétique : « C’est dans mon ADN, je ne peux rien y faire… »
  • Psychique : « J’ai été éduqué ainsi, je ne peux pas changer… »
  • Social : « C’est à cause de mon patron… C’est à cause de lui, alors je ne peux rien faire… »

En faisant preuve de déterminisme, Stephen indique que nous autorisons à des éléments extérieurs la possibilité de diriger notre vie. Celui-ci parle bien d’ « autoriser » car nous donnons la permission aux autres (consciemment ou non) d’avoir un impact sur nous. Nous tournons le dos ainsi à notre capacité de « réponse » entre un stimuli et notre action (ou plutôt réaction) et nous nous privons de la liberté de choisir.

Eléonore Roosevelt disait : « Personne ne peut nous blesser sans notre consentement »

Gandhi disait : « Ils ne peuvent nous enlever notre dignité si nous ne leur donnons pas »

Ce qui revient à souligner que c’est notre consentement, notre volonté d’autoriser qu’il nous arrive ce qui nous arrive, qui nous blesse en premier lieu.

Stephen précise que les proactifs se dirigent en fonction des valeurs auxquelles ils ont sérieusement réfléchies, qu’ils ont sélectionnées, et qui sont devenues des valeurs internes.

Il existe ainsi 3 valeurs centrales :

  • L’expérience
    Ce qui nous arrive
  • La création
    Ce à quoi nous donnons le jour
  • L’attitude
    Notre réponse à des événements graves comme une maladie incurable

Prendre l’initiative

Les personnes qui réussissent le plus dans la vie et qui ont aussi les meilleurs emplois sont celles qui ont des solutions aux problèmes, et non celles qui ont déjà un problème en elles-mêmes.

Note : Le rôle d’un webmaster est de créer des produits numériques, mais aussi d’apporter des solutions là où les autres posent des questions. De savoir faire preuve de débrouillardise.

Face à une situation, deux options : Agir pour soi-même ou se laisser guider.

L’auteur, lors d’un séminaire a accompagné un groupe de personnes provenant d’une vingtaine de sociétés en pleine période de récession. Le schéma utilisé sur ces 3 jours s’applique à notre vie courante.

  • Tout d’abord bien comprendre le problème
    Que nous arrive-t-il ? Quel est le stimuli ?
  • Comprendre les conséquences de celui-ci
    Que va-t-il se passer à l’avenir ?
  • Répondre !
    Quelle est notre réponse ? Qu’allons-nous faire ? Comment allons-nous imposer nos initiatives dans cette situation ?

A l’écoute de notre parole

De la manière de parler découle des premiers signaux montrant une personne est plutôt réactive ou proactive. L’auteur donne ainsi une liste d’exemples :

Langage réactif

Langage proactif

Je n’y peux rien

Examinons les différentes solutions

Je suis comme je suis

Je peux aborder le problème d’une manière différente

Ça me rend malade

Je contrôle mes sentiments

Ils ne le permettront pas

Je peux élaborer une présentation à mon avantage

Je suis obligé de le faire

Je choisirai une réponse appropriée

Je ne peux pas

Je choisis

Je dois

Je préfère

Si seulement…

Je ferai cela

Il existe 2 grandes catégories de situations :

  • Celle pour lesquelles nous nous préoccupons. Nous la représenterons pas un cercle.
  • Celle pour lesquelles nous avons une influence. Nous la représenterons pas un deuxième cercle à l’intérieur du premier.

Les proactifs se concentrent sur leur cercle des préoccupations sur laquelle ils ont une influence. Ce qui élargit leur cercle d’influence.

Les personnes réactives ont l’habitude de se préoccuper principalement de la partie de leur cercle des préoccupations sur lesquels ils n’ont pas d’influence. Comme toute chose, si nous mettons de l’énergie quelque part, cela produit obligatoirement un résultat, cette partie du cercle prend le pas sur le cercle d’influence.

Dans ces deux catégories se placent 3 types de situations :

  • Directement contrôlable
    Situations mettant en jeu notre propre comportement
  • Indirectement contrôlable
    Situations mettant en jeu le comportement d’autres personnes
  • Incontrôlable
    Situations auxquelles nous ne pouvons strictement rien, comme notre passé ou des réalités physiques

Cela ne sert à rien de gaspiller de l’énergie avec des situations incontrôlables, car nous ne pourrons rien y faire.

Il est bien plus important d’allouer notre énergie à des situations directement/indirectement contrôlables, avec une dominance bien sur les situations directement contrôlables.

Qui sème le vent récolte la tempête

« Le succès se situe tout au bout de l’échec. » ~J. Watson, Fondateur d’IBM

Cette phrase souligne le fait que lorsque nous faisons une erreur, nous avons une chance extraordinaire, celle d’en tirer un apprentissage pour ne pas la reproduire. Faisant de nous quelqu’un de meilleur. Aborder une erreur de manière proactive consternée à la reconnaitre rapidement, à la corriger et à en tirer une leçon.

Habitudes n°2 : Sachez dès le départ où vous voulez aller

Savoir dès le départ où nous souhaitons aller permet donc de mieux comprendre où l’on en est et de s’assurer que tous nos pas mènent dans la bonne direction

L’auteur utilise la métaphore de l’échelle. Il est important de savoir monter sur l’échelle de la vie. Mais, cela n’est pas important de s’assurer que l’échelle est sur le bon mur ?

L’importance consiste à savoir où nous souhaitons aller, que cela soit clair.

Renaissance

Stephen indique que cette seconde habitude se base sur le fait que toute chose naît deux fois :

  • Une fois dans notre esprit
  • Une fois dans le monde physique

Pour exemple, l’auteur nous exprime le processus de création d’une maison. Il ne viendrait pas à l’idée de commencer à poser la moindre brique tant que nous n’avons pas fait le plan.

Dans la vie, c’est la même chose.

Note : Pour être transparent, cela m’est régulièrement arrivé que je fonce tête bossée sans avoir l’idée du résultat en tête. Je travaille donc ça.

Diriger, gérer : deux niveaux de création

L’auteur insiste sur la différence entre ces deux mots :

  • Gérer
    Cela se tourne vers le résultat : comment puis-je accomplir certaines tâches ?
  • Diriger
    Revient à réfléchir à ces tâches que l’on veut mener à bien

Stephen utilise une histoire que j’aime tout particulièrement, celle des éclaireurs dans la jungle :

Un groupe d’éclaireurs avance dans la jungle. Le gestionnaire, s’occupe de créer un esprit d’équipe, d’avoir des haches toujours bien aiguiser, à écrire des manuels et créer des entraînements pour que les coupeurs soient toujours plus efficaces.

Le leader (le dirigeant), quand-à lui, s’occupe de grimper au arbre pour vérifier la direction du groupe. C’est d’ailleurs celui-ci qui indique parfois : « Nous ne nous dirigeons pas vers la bonne direction, il faut tourner ».

Et bien souvent, le gestionnaire répondra « Taisez-vous, nous avançons très bien ».

La constructivité n’est pas toujours liée aux efforts, mais à la manière de les utiliser. Sans une direction constructive, tous nos efforts ne servent à rien. Ce serait comme le dit l’auteur : « Redresser les chaises d’un bateau qui coule »

Enoncé de mission personnel

L’auteur nous invite à prendre le temps nécessaire pour poser sur papier nos valeurs profondes. Et à revenir régulièrement dessus. Celles-ci nous permettent de surmonter les épreuves tout en gardant nos fondations solides.

Celui-ci donne l’énoncé d’un mai à lui, qui commence par :

  • rechercher d’abord le succès chez moi
  • Ne jamais jouer avec l’honnêteté
  • Ne pas oublier les personnes concernées
  • Ecouter au moins deux fois plus que je ne parle
  • etc.

Note : J’ai personnellement trouvé cette liste très inspirante et je m’en suis servi.

L’axe de vie

Afin de rester aligner à nos valeurs, il est important de comprendre que nous avons besoin de 4 éléments pour progresser :

  • L’assurance
    Sentiment de valeur, l’identité d’une personne, ses repères émotionnels, sa force de caractère, etc.
  • L’auto-détermination
    L’origine de sa direction dans la vie sous forme de principes, de norme qui servent de référence pour interpréter le monde extérieur
  • La sagesse
    La vue d’ensemble d’un individu sur sa vie, son sens de l’équilibre, sa compréhension de son propre fonctionnement
  • La puissance
    Sa capacité à agir, sa force à accomplir les choses. C’est d’ailleurs l’énergie vital qui permet  de prendre des décisions et de surmonter ses mauvaise habitudes pour en cultiver des plus nobles.

Les autres axes

L’auteur présente un par un l’impact des différents axes que peuvent avoir les gens. Avec une première liste non exhaustive :

  • Famille
    Vivre à travers le regard de sa famille
  • Conjoint
    Vivre à travers le regard et les humeurs de son conjoint.
  • Vous-même
    Vivre uniquement en prenant en compte son propre intérêt
  • Religion
    Vivre en accord avec une religion, en oubliant l’imperfection humaine.
  • Intimitié
    Vivre uniquement par rapport à ce que fait un ennemi
  • Amitié
    Vivre à travers le regard de ses amis
  • Plaisir
    Vivre uniquement pour le plaisir
  • Possessions
    Vivre à travers les biens que l’on possède
  • Travail
    Vivre à travers son travail et sa carrière
  • Argent
    Vivre pour l’argent

Pour chacun des cas, l’auteur montre les limites de tels axes tout en indiquant que bien souvent, nous utilisons plusieurs d’entre eux à une certaine proportion. Les axes que nous utilisons peuvent évoluer, diminuer ou augmenter tout au long de notre vie.

Note : Je me reconnais dans plusieurs de ces axes avec pour chacun des degrés différents. Je suis d’ailleurs passé en 3 ans de certains axes à d’autres. Comme quoi ceux-ci évolue progressivement.

La principale limite de chaque axe, c’est que chacun dépend d’élément qui peuvent changer et qui ne sont pas toujours dans notre cercle d’influence direct. C’est pour cela qu’en utilisant ces axes, nous autorisons involontairement des éléments extérieurs de notre vie à nous influencer ou à diriger notre vie.

Afin de reprendre notre pouvoir de décision, Stephen nous conseille d’utiliser l’axe des principes. Ces valeur immuable et commune à tous les hommes, malgré la barrière des langues et de culture. Seul cet axe nous permet de rester stable, car celui-ci ne pas changer, ne cherchera pas à divorcer, ou ne sera pas en colère contre nous, ou ne nous félicitera pas . Il est stable et immuable. Celui-ci devient un excellent allié lorsque notre vie bouge et nous donne un comportement le plus juste pour nous et pour notre entourage.

L’auteur nous invite à :

  • Décrire notre oraison funèbre
  • Visualiser la vie que nous souhaitons avoir
  • Définir ses objectifs en conséquence

Visualisation et Déclaration

L’auteur insiste beaucoup sur le fait que ce n’est pas une tâche à faire une fois et que cela s’arrête ensuite. Bien au contraire, c’est un travail continuel sur le long terme. Nous aurons à un revenir régulièrement pour voir que cela s’accorde toujours avec notre vision des choses. Cela permet de l’ajuster avec nos valeurs profondes qui évolues en même temps que nous et de notre compréhension de la vie.

Exercice : Dressez la première liste vos 10 premières déclarations.
Chaque déclaration contient 5 paramètres : elle doit être personnelle, positive, visuelle, émotionnelle et exprimée au présent.

L’identification de ses rôles et des objectifs

Nous au quotidien plusieurs rôles, des zones de responsabilité, des capacités diverses. Stephen nous propose de répondre aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce que je compte accomplir à travers ces rôles ?
  • Qu’est-ce qui m’importe réellement ?

Pour la définition d’objectifs, je vous invite à regarder comment définir un objectif efficace (j’ai écrit un article sur le sujet sur mon autre blog)

Vos rôles et vos objectifs vous procurent une structure à la vie et une direction cohérente.

Habitudes n°3 : Donnez la priorité aux priorités

La volonté indépendante, une force

La volonté, c’est notre capacité à prendre des décisions, à choisir et à agir en fonction de nos choix, plutôt que de nous laisser guider. Mais pour que celles-ci soient efficacement utilisées, il convient de donner la priorité aux priorités.

Cela signifie aussi, avoir un motif réel, ce que l’auteur a défini plus tôt : notre mission.

Note : J’ai personnellement déjà essayé de me « discipliner », mais pour faire des actions qui semblaient « importantes » publiquement, mais qui au fond de moi, ne me faisaient pas vibrer.

Résultat des courses, je ne les tenais pas. Ces tâches n’étaient pas en accord avec ma mission profonde, en fait, je n’avais pas de mission profonde et je pensais uniquement au cours terme.

Je n’avais pas de réelle « raison »…

L’auteur par d’un constat plutôt similaire, car si nous n’avons pas développé la première habitude, ainsi que la seconde, même si une tâche est importante, celle-ci n’est pas claire au sein de nos valeurs profondes, cela demandera trop d’énergie pour se discipliner. Alors qu’une fois la mission claire, la discipline nous permettra d’avancer efficacement dans la bonne direction.

La discipline découle de la mission. Notre volonté découle de cette discipline que nous appliquerons quotidiennement. Et pour cela, Stephen nous présente les…

Quatre générations de gestion du temps

Au fils des années, plusieurs générations d’outils ont vu le jour :

  • Tout d’abord les listes (notre chère TODO liste) sur laquelle on écrit tout ce qui nous passe par l’esprit, comme une liste de course pour ne rien oublier. Celle-ci néanmoins à l’inconvénient de n’utiliser aucune gestion du temps.
  • De la, sont apparus les Calendriers et Agenda. Grâce à eux, il était désormais possible de planifier l’avenir. Mais voilà que l’on en revient à un autre manque, les priorités.
  • Voici donc la troisième génération, majoritairement utilisée de nos jours. Nous définissons des objectifs, pour les ramener à aujourd’hui.

Cette génération a beaucoup apporté, mais celle-ci nous à principalement permis d’en faire « plus » en « moins » de temps. L’inconvénient de cette méthode, c’est qu’il y a toujours plus de choses à faire qu’il n’y a de temps.

On en revient à avoir un agenda plein à craquer, et à laisser déborder certains aspects de notre vie sur d’autres. C’est d’ailleurs bien souvent la vie professionnelle qui empiète la vie personnelle.

De là, l’auteur introduit une quatrième génération, celle de l’importance par rapport à nos propres valeurs :

URGENT

NON URGENT

IMPORTANT

Cadre I

ACTIVITÉS

  • Crise
  • Problèmes pressants
  • Projets soumis à échéance

RÉSULTATS

  • Stress
  • Épuisement
  • Gestion de crises
  • Course permanente pour résolves des problèmes

Cadre II

ACTIVITÉS

  • Prévention, activité relatives à nos capacités de production
  • Approfondissement des relations
  • Recherche de nouvelles opportunité
  • Planification, détente

RÉSULTATS

  • Vision
  • Avenir
  • Equilibre
  • Discipline
  • Contrôle
  • Peu de crises

NON IMPORTANT

Cadre III

ACTIVITÉS

  • Interruptions, appels téléphoniques quelconques, courriers et rapports de certaines réunions
  • Diverses questions à régler rapidement
  • Diverses activités gratifiantes

RÉSULTATS

  • Concentration sur le court terme
  • Gestion de crises
  • Réputation d’être quelqu’un de changeant
  • Objectifs et plans semblent futiles
  • Sentiment d’être une victime impuissante
  • Relations superficielles ou rompues

Cadre IV

ACTIVITÉS

  • Activité futiles
  • Courrier
  • Certains appels téléphoniques « Gaspille-temps »
  • Passe-temps agréables

NON
IMPORTANT

Cadre III & IV

RÉSULTATS

  • Irresponsabilité totale
  • Renvoyé plusieurs fois
  • Dépendants des autres ou des institutions pour l’essentiel

L’auteur nous invite à nous poser deux questions :

  • Quelles activités pourriez-vous entreprendre dans notre vie privée ou pro qui, si nous l’accomplissions régulièrement, apporterait un changement positif dans notre existence ?
  • Dans quel Cadre s’insèrent-elles ?

En prêtant attention à vos réponses à ces questions, il devient bien plus évident de revoir vos priorités et de garder en tête qu’il faut y allouer comme proportion de votre énergie.

Une fois que cela est fait, il est intéressant d’appliquer la loi de Pareto, soit d’allouer 20 % d’énergie dans la bonne direction pour obtenir 80 % des résultats. Et d’ainsi privilégier vos directions les plus importantes et liées à vos valeurs.

Savoir dire non

Note : Haha, mon démon !! 😀 Voilà un sujet sur lequel j’ai beaucoup de travail à faire. J’ai encore tendance à dire « oui » à trop de choses et finalement à vivre avec les conséquences : la frustration et le manque de temps.

Savoir dire « non » est un élément essentiel lorsque cela porte sur une requête qui n’est pas en accord avec nos valeurs et notre mission. Vouloir faire plaisir aux gens à tout pris, un des mes défauts les plus significatif à l’heure où j’écris cet article.

Stephen rappel que quelle que soit notre réponse à une demande, nous disons « non » à quelque chose. Si ce n’est pas aux apparentes « urgences » que nous le disons, c’est probablement aux questions les plus fondamentales, les plus importantes de notre vie.

L’auteur nous propose aussi de répondre à la question suivante : Si nous devions dénoncer nos lacunes, dirions-nous qu’elles résident dans :

  1. Notre capacité à établir nos priorités ?
  2. Notre incapacité (ou notre manque d’envie) à organiser notre vie autour de ces priorité ?
  3. Notre manque de discipline pour agir en fonction de celle-ci

Note : Dans mon cas, j’ai beaucoup de mal à répondre, car j’ai parfois l’impression d’être dans les 3. Et vous ? Dites-le dans les commentaires.

Pour Stephen, cela vient généralement du manque de « priorité ».

H4  Evoluer vers le Cadre II

Afin de bénéficier des bénéfices apportés par le Cadre II, nous allons lui allouer plus d’énergie, mais pour le faire correctement et planifier sa vie, Stephen met en l’évidence l’importance :

  • D’identifier ses rôles
  • De sélectionner les buts de chaque rôle
  • D’organiser son temps
  • De le ramener au quotidien

Dans ce sens, Stephen préconise de ne pas effectuer une planification par journée, mais plutôt par semaine ramenée à la journée ensuite.

Celui-ci propose une format d’agenda que j’ai recopié sous forme de tableur que vous pouvez télécharger librement ici.

Agenda
(Cliquez sur l’image pour accéder au fichier gratuitement)

 

Déléguer, c’est augmenter la production et les capacités

Stephen insiste sur l’importance de déléguer. Dans chaque situation de la vie, nous devons déléguer, soit à « notre temps » en le faisant soi-même, soit à autrui.

Dans le premier cas, cela permet d’être performant, tandis que le second permet d’être efficace.

Note : Je fais parti de ces personnes qui ont du mal à déléguer. J’y arrive de plus en plus, mais cela m’a demandé un sacré moment.

Une délégation responsable requiert une compréhension mutuelle claire et sincère, ainsi qu’un engagement réciproque dans les 5 notions suivante :

  • Les résultats souhaités
    Une description claire de ce qui est attendu, sans forcer la manière de d’effectuer la tâche. Néanmoins, avec la possibilité d’expliquer comment nous l’aurions fait à titre d’exemple.
  • Les directives
    Les informations clés à respecter. Comme certaines étapes obligatoires pour un procéssus.
  • Les ressources
    Où trouver les informations nécessaires pour mener à bien la tâche
  • La responsabilité
    Quelles sont les informations liées aux échéances et les moyens de se rendre compte que le résultat est atteint.
  • Les conséquences
    Les retours positifs ou non, suite à l’exécution de cette tâche. Cela pourrait être la délégation d’une tâche plus importante, ou une compensation financière, etc. Cela doit être spécifié et clair en amont.

La personne qui prend en charge une responsabilité doit le vouloir. Si celle-ci est forcée, cela ne fonctionnera pas.

Note : Je re-précise cette notion, car j’ai personnellement eu le cas dans mon enfance. Alors que j’étais motivé à faire certaines choses, la personne qui m’avait demandé de le faire m’a plusieurs fois coupé l’herbe sous le pied. Soit en me forçant à le faire, soit en réclamant des résultats, alors même que j’allais montrer les résultats par moi-même. Je dois avouer que je n’ai plus jamais voulu faire d’efforts dans ce sens… Mais, je me rends compte que j’ai reproduit ce schéma avec d’autres personnes par répétition dans ma vie privée et aussi professionnelle.

Pour conclure, tout par de notre énoncé de mission, pour définir nos rôles, qui définissent nos buts, qui définissent les plans que nous allons mettre en place. De là, découle les actions à effectuer, à programmer ou à déléguer.

 

Voilà Voilà, nous arrivons à la fin de la première partie du livre.
Afin de faire un résumer de qualité, j’ai préféré l’étendre sur 2 semaines. Donc…

Cliquez ici pour lire la suite 😀

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