Les 5 erreurs du Webmaster débutant : je vous livre mes plus grosses bavures

Je vous livre mes plus grosses bavures
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Dans une société où l’erreur est souvent synonyme d’échec, il n’est pas toujours évidant de faire face à certaines situations de la vie quotidienne et parfois même professionnelle. Webmaster n’est une exception et je tiens à vous livrer 5 erreurs que j’ai commises tout au long de mon parcours. J’ai mis beaucoup de temps à digérer certaines d’entres-elles, mais avec le temps, j’en ai récolté les fruits. Lisez la suite pour découvrir ces 5 erreurs afin que vous ne les reproduisiez pas 😀

Ready ? GO !!

Tout faire soi-même

1 – Vouloir tout créer moi-même

Été 2012, dans un coin paumé du sud-ouest de la France, je retourne m’enfermer comme à mon habitude dans une pièce de la maison de chez mes parents. J’ouvre l’ordinateur, je regarde le code devant moi et je me remets à l’ouvrage. Ma première mission en tant que Freelance.

J’ai le sentiment que plus j’avance et plus il y a de choses à faire, et plus le client demande de chose. Ça, c’est courant dans le domaine de l’informatique, mais j’ai fait une erreur qui va rapidement me coûter cher.

Je continue de développer tout un système d’authentification, cette partie du site qui permet de se connecter, de gérer les mots de passe (les valider, les chiffrer, etc.), d’envoyer des emails de confirmation, pouvoir modifier son compte, etc.. Cela m’a déjà pris plusieurs jours et je n’ai pas terminé. Une fois cette tâche terminée, je passe à la suivante, cela prend du temps, trop de temps… Je n’en vois pas le bout et le client semble de plus en plus impatient, je ne comprends pas…

Le climat avec mon client devient tendu, je ne sais pas trop quoi répondre, le climat dégénère et je perds la mission : « Je n’aime pas que l’on se moque de moi… », voilà la retour de la part du client dans cette histoire.

Sur le coup, frustré, je me sens floué par ce client qui demande un site internet, et qui décide de tout arrêter après plusieurs semaines de travail. Qu’ai-je fait de mal ?

Avec du recul et mon expérience, si j’étais le client, j’aurais pu réagir comme ça. Car je me rends compte de l’erreur que j’ai fait. Et je constate que c’est une erreur souvent répétée par les débutants comme je l’étais : vouloir tout faire soi-même.

Je pense que vous avez sûrement déjà compris la situation, mais au cas où, je vais expliquer.

Dans le monde, des personnes ont créé des choses, des inventions, des prototypes, des idées et il faut toujours partir de l’existant. Pour faire plus simple : « Il ne faut pas recréer la roue ». Et cet adage est tout particulièrement valable dans notre domaine. Des personnes, voir des équipes ont pris du temps et de l’amour pour créer des éléments de programme existants, prêt à l’emploi. Il suffit de les prendre et de les assembler ensemble comme un puzzle.

Dans ma situation, j’ai tout de suite pensé qu’il serait mieux de tout faire soi-même, avec la prétention de pouvoir faire mieux qu’une équipe. Belle erreur, j’utilisé une première base (appelée Framework, cadre de travail) pour les intimes. Et cette base disposée déjà en ligne d’un élément qui pouvait s’occuper de toute l’authentification, plus sécurisé, plus complet, plus rapide… Mais je ne l’ai pas utilisé.

Quel que soit le domaine dans lequel vous travaillez, prenez le temps de savoir ce qui existe déjà et de comprendre comment en tirer profit. 95 % des fonctionnalités dont vous avez besoin sont 95 % des fonctionnalités dont tout le monde à besoin, donc quelqu’un à sûrement déjà fait le travail et vous le propose prêt à l’emploi, et parfois (souvent) même, gratuitement, alors ne recréez pas la roue.

 

Ne pas faire les tests nécessaires

2 – Négliger les tests

Il y a quelques années, j’ai travaillé comme prestataire au sein d’une société où j’avais pour rôle de maintenir tout un intranet (un site internet facilitant la gestion en interne des équipes). À la suite de plusieurs dysfonctionnements sorties d’un chapeau, j’ai décidé de prendre le problème à l’envers.

J’ai mis en place tout un système de test automatique.

En quoi cela consiste ?

Eh bien, il est possible d’écrire des programmes pour en tester d’autres. Il existe d’ailleurs des méthodologies axées sur cette manière développer, nommée TDD (Test Driven Development, Développement dirigé par les tests). Cela consiste à écrire un test pour une partie d’un programme (sans avoir écrit encore le programme à tester). Ce test doit attendre un résultat bien particulier. Tant que le résultat n’est pas « OK », c’est que le programme testé n’est pas prêt. Ainsi, nous commençons à écrire le programme, puis nous relançons le test jusqu’à ce que notre programme face ace exactement ce que le test attends. Puis on écrit un autre test.
Ce qui est intéressant dans cette méthode, c’est que chaque test écrit reste et est relancé à chaque nouvelle version du site/logiciel. Donc, nous testons TOUTE l’application à chaque mise à jour. Ce qui fait que le nombre d’effets de bord (bug survenant à la suite d’une amélioration) est réduit de plus de 95 %.

Et bien, j’ai mis en place un système de test automatique qui avait pour rôle de contrôler tous les accès de la plateforme. L’idée était d’autoriser explicitement certaines personnes à utiliser certaines partie du site. Dans le cas contraire, l’accès devait être bloqué par défaut. J’ai découvert à la suite de mon programme de test plus de 150 failles dans le programme. La majorité était bénisse, mais certaines ne l’était pas. Le plus chouette, c’est qu’a partir de ce moment, il était devenu impossible d’autoriser un accès par erreur, car ce programme de test était lancé à chaque mise à jour.

Il existe plusieurs types de tests, j’en parlerai dans un prochain article.

Même si vos tests ne se font pas avec un programme, il est important d’écrire au minium une procédure de test à effectuer à chaque modification majeure d’un projet. Celle-ci doit porter sur tous les éléments pouvant représenter un obstacle à l’utilisation de votre produit pour un utilisateur (nouveau, déjà inscrit, administrateur, etc.).
Il existe un outil plutôt pratique nommé : Selenium

Plus vous travaillez sur des modifications lourdes d’un projet, plus vous devez étendre et approfondir vos vérifications et tests automatiques.

 

Pourquoi faire simple ?

3 – Vouloir faire compliqué lorsque je peux faire simple

J’ai plusieurs fois souhaité faire quelque chose de cool, au lieu de quelque chose d’utilisable.

Hiver 2016, je suis responsable des solutions web dans une société. Je reçois la demande de créer un programme dans le but d’importer des données administratives, beaucoup de données… Des données régulièrement mises à jour.

Au lieu de prendre un moment pour bien mettre sur papier les points communs de toutes ces informations et de mettre en place un système simple et efficace, je me suis laissé emporter dans l’écriture d’un programme complexe… Mais cela a eu deux répercussions :

  • La moindre modification à partir d’un moment est devenue compliquée.
  • La délégation de cette partie a pris plus de temps que nécessaire.

L’art de rester simple est la compétence la plus importante dans notre domaine. Il y a tellement de choses à connaître et à mettre en pratique que si nous commençons à rendre les choses compliquées sans raison, cela devient rapidement ingérable.

 

Suivi client

4 – Ne pas effectuer de suivi de clients de qualité une fois la prestation terminée

J’ai toujours eu du mal à revenir vers les clients. Je ne sais pas pourquoi, la sensation de déranger, de faire du forcing pour proposer des prestations supplémentaires, Cher Syndrome de l’imposteur.

J’avais le sentiment d’être comme certaines personnes dans les commerces à quémander pour du travail ou de l’argent. Je me sentais mal et je pense que je n’ai rien à dire à propos de ces sentiments.

Néanmoins, je vais vous partager ce que j’ai vécue lorsque j’ai pris mon courage à deux mains pour franchir ce premier pas.

Le jour où je suis revenu vers 5 de mes clients pour savoir :

  • Comment avançaient leurs projets en rapport avec la prestation que j’avais effectué (curiosité)
  • Est-ce qu’ils avaient des questions techniques/remarques ? (gratuit)
  • Est-ce qu’ils étaient satisfaits de la prestation et y avait-il des ajustement à effectuer ? (inclus dans le prix de la première prestation, normal)
  • Est-ce qu’ils avaient de nouveaux besoins. (possibilité de nouvelles prestations)

Et bien, le résultat m’a surpris :

  • 3 d’entre eux m’ont répondu que tout était bon, sans trop de détails => Pas de nouvelle, bonne nouvelle.
  • 1 de mes clients m’a remercié de ce geste et m’a indiqué qu’il aurait des questions et besoin d’aide dans les jours à venir.
  • Et le dernier m’a indiqué revenir vers moi rapidement, car il avait besoin d’une prestation.

Résultat des comptes, j’ai montré à 5 clients que je ne les avais pas oublié et que je tenais à faire un suivi de qualité, 2 ont vraiment appréciés ce geste et m’en ont remercié, en plus de m’indiquer une possible demande pour bientôt.

Donc, dans mon cas, je n’ai rien à perdre et tout à gagner tant que cela est fait avec intégrité. Sans oublier l’enjeu financier derrière, car ne l’oublions pas = pas de prestation = pas d’argent = pas de nourriture sur la table. Penser le contraire serait une utopie ou de l’esclavagisme moderne comme le dit si bien une personne que j’apprécie tout particulièrement.

 

Être accompagné

5 – Rester planquer dans ma grotte au lieu d’être accompagné

Je ne saurais pas dire si c’était par peur d’être mangé tout cru ou par pure fierté, mais j’ai toujours voulu faire les choses seul, même lorsqu’un travail d’équipe était pourtant bien nécessaire. J’ai commencé à changer d’opinion lorsque j’ai rejoint la Hacker House de Paris. J’y ai rencontré un large panel de jeune entrepreneur dynamique et surtout passionnés par des domaines diverses et variés.

J’ai appris à tendre la main, non pas pour donner (car j’ai toujours su donner), mais pour recevoir (ce qui était une autre pair de manche). Et bien, j’ai beaucoup appris de la sorte. Ce qui nous paraît simple peut être compliqué pour d’autres et à l’inverse, bien entendu, ce qui peut nous paraître compliqué peut être simple pour d’autres.

J’ai par exemple eu beaucoup de difficulté à comprendre le sens du mot « stratégie ». Je ne sais pas pourquoi… Ce mot était un mystère pour moi, jusqu’à ce que je rencontre une personne à la HH qui a su m’expliquer le vrai sens de ce mot. C’était finalement beaucoup plus simple que je ne le pensais. Je fais preuve de beaucoup de gratitude pour cette personne.

Je fais preuve de gratitude pour toutes les personnes qui m’ont aidé jusqu’à présent. Mais aussi pour moi, car la première étape consiste à oser demander.

Je finirai cet article sur une citation bien connue :

« Seuls, nous allons plus vite. Ensemble, nous allons plus loin »

 

 

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai commencé à donner des cours d’informatique, de création de site internet sur Paris afin de faire partie de ces gens qui peuvent apporter des connaissances de qualité aux autres. Si vous pensez que vous êtes comme je l’étais, sachez que vous pouvez poser toutes vos questions en commentaires (ou via le formulaire de contact) et que je répondrai à chacun d’entres-elles.

Et si vous souhaitez passer à l’étape supérieure, vous pouvez vous offrir une séance de coaching à mes côtés pour développer vos compétences numériques.

C’est en faisant des erreurs que l’on apprend. Et c’est en acceptant l’aide des autres que l’on accède à la richesse qu’ils ont développé avec leurs propres erreurs.

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